Lundi 5 mai : Salins, Melphe
Article mis en ligne le 12 mai 2014
dernière modification le 8 juillet 2014

par Philippe Pellicier
logo imprimer

Nous nous sommes retrouvés douze personnes pour cette première sortie botanique de la saison. Nous avions choisi de visiter un chemin sur la commune de Salins sur les coteaux de Melphe en direction des Frasses. En effet une collaboration avec la commune est en cours pour participer à un inventaire de la biodiversité sur ce chemin qui pourrait plus tard évoluer vers un « sentier nature ».
L’endroit se situe sur un versant très pentu, exposé au sud dans un environnement de pelouses sèches en grande partie embroussaillées. Au départ nous observons beaucoup des ronces qui étouffent toute la végétation du talus et quelques plantes envahissantes de friches comme l’érigeron annuel (Erigeron annuus) et le bunias d’Orient (Bunias orientalis). Nous avançons un peu pour trouver plus de diversité et nous observons dans une portion de pelouse sèche plusieurs fabacées :

  • le lotier corniculé (Lotus corniculatus) ;
  • l’hippocrépis à toupet (Hippocrepis comosa) – les plantes se différencient entre autres par les fleurs en couronne pour le second ainsi que ses feuilles à folioles en nombre impair tandis que le lotier présente des feuilles trifoliées avec de grands stipules, les fruits sont droits pour le lotier et tortueux pour l’hippcrépis ;
  • la coronille arbrisseau (Hippocrepisemerus)
  • l’astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus), vraiment caractéristique de ce milieu ;
  • le sainfoin (Onobrychis viciifolia) ;
  • la coronille bigarrée non encore en fleur (Securigera varia) ;

Nous notons ensuite plusieurs graminées dont :
le brome dressé (Bromus erectus), qui caractérise les pelouses sèches et mi-sèches ;
la fétuque du Valais (Festuca valesiaca) aux feuilles très fines et glauques, caractéristique des pelouses de nos vallées internes au massif alpin.
Nous nous arrêtons sur la violette des collines (Viola collina), violette à feuilles en rosette dont nous avons pu observer à la loupe les stipules à franges ciliées et les feuilles largement en cœur. Il s’agit d’une plante peu répandue en France, qui affectionne les pentes ensoleillées, mais qui est assez fréquente aux alentours de Moûtiers.
Nous observons plusieurs ascalaphes, insectes qui évoquent aussi bien un papillon qu’une libellule et qui fréquentent les pelouses sèches, tout comme la bulime zébrée (Zebrina détrita), un escargot à coquille conique allongée rayée de gris ou de brunâtre.

Les portions de pelouses sont interrompues par des bosquets où nous pouvons réviser les noms de quelques arbres et arbustes :

  • l’érable de Montpellier (Acer monspessulanus) aux feuilles à trois lobes entiers ;
  • l’érable champêtre (Acer campestre) ainsi que l’hybride entre les deux (Acer x martinii) ;
  • l’érable à feuilles d’obier (Acer opalus) ;
  • le frêne (Fraxinus excelsior) ;
  • le noisetier (Corylus avellana) ;
  • la viorne lantane (Viburnum lantana) ;
  • le troène (Ligustrum vulgare) ;
  • le fusain d’Europe (Evonymus europaeus) ;
  • le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) aux fleurs nombreuses réunies en corymbe évoquant un parasol et produisant des baies noires, et le cornouiller mâle (C. mas) aux fleurs isolées produisant des baies rouges comestibles.

Une liste complète des plantes rencontrées sera constituée et d’autres visites dans ce chemin seront nécessaires pour établir un inventaire de la biodiversité que nous demande la commune.


Forum
Répondre à cet article
pucePlan du site puceContact puceMentions légales pucesquelette puce

2012-2018 © Nature en Tarentaise - Tous droits réservés
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.0.98