Samedi 8 avril 2017 : de Feissonnet à Pussy
Article mis en ligne le 9 avril 2017

par Philippe Pellicier
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La Vésicaire renflée ou Faux-alyson renflé
La période de floraison se termine et montre les fruits caractéristiques de la plante, c’est dire que c’est une espèce précoce.

Compte-rendu rédigé avec l’aide précieuse de Monique Magnouloux.
Le printemps est précoce, la journée est splendide. Odette nous a proposé de nous faire connaître un sentier qui monte de Feissonnet à Pussy par la forêt et une zone dans la rochers avec des falaises. De là on a une vue surplombant la vallée. C’est notre première sortie de la saisons, improvisée, non programmée... Et nous nous retrouvons dix personnes avec des participants de Faverges, Ugine et Albertville.

Autour de Feissonnet nous notons les plantes banales de bord de chemin. Nous longeons une lisière avec du Douglas : Pseudotsuga douglasii le Douglas vert se distingue des sapins par les aiguilles plus fines et les cônes pendants – le médecin et botaniste écossais Archibald Menzies l’a découvert en 1791 sur la côte ouest de l’Amérique du nord, lors de l’expédition commandée par George Vancouver. David Douglas a envoyé des graines à Londres en 1827- croissance très rapide- cônes : bractées longuement saillantes à trois pointes. Ses aiguilles froissées dégagent une nette odeur de citronnelle.
Cet arbre est beaucoup utilisé dans les plantation, en particulier dans les massifs non calcaires. en Savoie on le rencontre beaucoup moins qu’en Auvergne par exemple.

Le Tircis
Papillon des lisières, pas facile à approcher...

Dans la forêt on souligne la présence d’une fougère à affinité atlantique, plus rare dans l’Est de la France et donc en Savoie : le Polystic à soie (Polystichum setiferum). Nous l’avions déjà observée l’année précédente non loin de là, dans la montée à Chantemerle à La Bâthie.

Nous atteignons ensuite la zone la plus intéressante dans les rochers, sur un sentier aérien surplombant la vallée. Là nous observons, déjà en fruits, la Vésicaire (ou Faux-alysson) renflée (Alyssoides utriculata), plante assez rare, mais bien présente sur les rochers en basse Tarentaise et Maurienne. Elle est très précoce, forme des grappes de fleurs jaune qui forment des silicules sphérique atteignant 1cm de diamètre. Dans cette zone, nous notons aussi beaucoup de plantules ou de jeuns plantes de Lys orangé pas encore en fleurs.
Il y a aussi l’Arabette des dames (Arabidopsis thaliana) cycle de vie rapide, 6 semaines de la graine à la graine, organisme modèle pour la recherche génétique dans le monde végétal- 5 paires de chromosomes, 15 000 gènes- premier génome de plante séquencé en 2000-
Des recherches sont actuellement en cours pour permettre la détection de mines anti-personnel grâce à des graines d’Arabidopsis qui, après modification génétique, changeraient de couleur en cas de culture au-dessus d’une mine, ce qui en faciliterait la détection et l’élimination (Wikipedia).
Monique nous fait observer sur l’Arabette tourette (Arabis turrita), des œufs du papillon l’Aurore ( Anthocaris cardamines ). Ils sont toujours déposés isolément et ont une couleur orange qui aide à les repérer malgré leur petite taille. Nous observons aussi le papillon dont le mâle est facilement reconnaissable avec ses ailes blanches à pointes oranges.
Comme on peut s’y attendre dans ce genre de milieux, nous notons l’érable de Montpellier avec ses petites feuilles trilobées et entières : une espèce méditerranéenne qui remonte jusqu’en Savoie sur les versants chauds.
Il n’a pas plu depuis longtemps et le sol est assez sec. Nous n’avons observé que peu de champignons. sur un pin nous observons le polypore marginé, espèce assez courante. Au sol un Agrocybe desséché et une Psathyrelle que seule l’étude microscopique dévoilera l’identité.

Le Polypore marginé

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