Inventaire : réserve naturelle des Hauts de Villaroger
Article mis en ligne le 28 octobre 2016

par Philippe Pellicier
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Notre association est mandatée par la Fédération Mycologique et Botanique Dauphiné-Savoie pour participer à l’inventaire des champignons de la Réserve naturelle des Hauts de Villaroger en Haute-Tarentaise. En effet l’ONF qui est gestionnaire de cette réserve a commandé à la FMBDS un inventaire mycologique de la réserve. Comme nous sommes sur place nous avons accepté d’être la cheville ouvrière de ce travail sous la houlette d’Alain FAVRE, éminent mycologue de Haute-Savoie.

Alain Favre et une partie de l’équipe en plein action...

Un inventaire mycologique, pour être significatif, ne peut pas être réalisé sur une année. En effet suivant les conditions climatiques, les saisons mycologiques ne se ressemblent pas forcément : abondance des pluies, niveau des températures, durée de la saison hivernale sont autant de facteurs qui peuvent influer sur les poussées de champignons. Et on sait que beaucoup d’espèces sont capricieuses et ne se montrent pas toutes les années, tandis que d’autres sont plus régulières. Bref le travail d’inventaire va s’échelonner sur trois saisons mycologiques.

Nous sommes donc allés avec Alain à quatre reprises sur place pour faire des relevés et des prélèvements : 25 août, 28 et 29 septembre et 20 octobre 2016. Nous avons choisi avec le garde de la réserve un parcours et restons fidèle à ce tracé lors de nos visites afin d’évaluer les variations d’une visite à l’autre et d’une année à l’autre sur les mêmes lieux. Ce tracé est sensé traverser le maximum de milieux à différentes altitudes, afin d’obtenir une liste la plus complète possible des champignons de la réserve.
Voici les milieux qui sont visités :
- à l’altitude la plus basse, vers 1200 m nous sommes en pessière montagnarde mêlée à des feuillus ;
- vers 1500 m nous sommes en pessière subalpine inférieure avec essentiellement des épicéas et des sycomores, des bouleaux, des sorbiers et des frênes ;
- vers 1800 m nous sommes en pessière subalpine supérieure avec des épicéas mélangés à des mélèzes et encore quelques feuillus ;
- au-delà de 1950 m nous sommes en zone subalpine soit dans les pins cembro ou arolles plus ou moins mélés à des mélèzes, soit dans les landes à myrtilles, airelles et rhododendrons.

La récolte a été assez fructueuse puisque pour une année peu arrosée, où les poussées ont été peu abondantes, Alain FAVRE a atteint dans les comptes-rendus le nombre de 200 espèces.
Ce travail est vraiment intéressant à plusieurs titres :
- il est un apport à la connaissance des champignons et de leurs milieux en Tarentaise ;
- il alimente la base de données « Mycoflaura » de l’inventaire régional mis en œuvre pas la Fédération ;
- il permet aux amateurs de notre association de se perfectionner avec un mycologue très compétent, directement sur le terrain ;
- il nous associe à un travail scientifique de haut niveau, qui apporte une reconnaissance à notre association ;
- il nous fait prendre conscience qu’au-delà de nos rencontres conviviales et studieuses, notre association a aussi une place à tenir, en tant que référente pour les questions liées à la nature et à l’environnement ;
- il resserre les liens entre les personnes qui participent à ce travail, leur donnant l’envie de progresser ;
- il souligne l’importance du rôle joué par la FMBDS qui assure une formation de haut niveau et rend possible la rencontre entre les mycologues et les botanistes de notre région.

Pour cette année les sorties de terrain à Villaroger sont terminées. La prochaine aura lieu au printemps vers la fin du mois de mai. Alors n’hésitez pas à rejoindre l’équipe, même si vous ne connaissez pas bien les champignons !

Détail des listes à venir dans l’espace adhérent.

Le Bolet larmoyant
Suillus plorans est lié au pins et en particulier à l’Arolle dans les forêts de montagne

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