Sortie du lundi 22 avril 2013 : château de Feissons
Article mis en ligne le 22 avril 2013
dernière modification le 2 avril 2014

par Philippe Pellicier
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Nous nous sommes retrouvés une dizaine sur le parking du château de Feissons-sur-Isère. Il ne pleut pas et il ne fait pas très chaud. Nous herborisons sur le talus de la route qui en grande partie en forêt.

La prêle des champs

Nous examinons les arbres autour de nous : Hêtre (Fagus sylvatica), Châtaignier (Castanea sativa), Noisetier (Corylus avellana), Frêne (Fraxinus excelsior), Orme de montagne (Ulmus glabra) dont les feuilles encore jeunes ne montrent pas encore leur dissymétrie caractéristique. Néanmoins on voit bien les trois pointes et la double denture en scie ; par ailleurs elles sont rudes au toucher. Nous voyons aussi du Houx (Ilex aquilfolium). Le sous bois est tapis d’Ail des ours en boutons (Allium ursinum) à travers lequel nous notons la Violette de Reichenbach (Viola reichenbachiana), la Laîche digité (Carex digitata) et des touffes non fleuries de la Laîche des bois (Carex sylvatica), des touffes de Fougère femelle (Athyrium filix-femina) développant leurs jeunes crosses... Un peu plus loin nous observons la Violette de Rivinius (V. riviniana). Ces deux violettes sont communes de nos forêts, caractérisées toutes deux par une tige feuillée et des sépales aiguës. On peut les distinguer par les appendices du calice qui sont grands (plus de 2 mm) chez la Violette de Rivinius. De plus celle-ci présente en général un éperon blanc silloné et des feuilles dont le contour s’inscrit dans un carré. Elle sont plus longues que larges chez sa voisine. Tous ces caractères sont à regarder comme un ensemble et l’un d’entre eux pris isolément, ne saurait constituer un critère certain de détermination. D’autant plus que les violettes s’hybrides très facilement, ce qui ne facilite pas toujours la tâche !

Après une centaine de mètre nous abordons un château d’eau qui constitue une petite butte sur laquelle s’est développée une pelouse que nous nous proposons de visiter. Au pied de la butte nous observons des individues fertiles et sétriles de la

La potentille faux-fraisier

Prêle des champs (Equisetum arvense). Sur le talus nous comparons deux luzules, Joncacées au feuilles poilues au bord : la Luzule poilue (Luzula pilosa) au fleurs isolées au sommet d’un pédoncules et la Luzule champêtre (Luzula campestris) aux fleurs réunies en glomérules. La première est fréquente les forêts acidophiles, elle est bien présente sur tout le piémond du Beaufortain en basse Tarentaise. L’autre est une espèce de prairies fréquente. Sur la butte nous notons la Potentille faux-fraisier (Potentilla fragariastrum = P. sterilis), déjà présente près des voitures. Elle porte bien son nom car le non initié y verra un simple fraisier -avec qui elle cohabite souvent- mais ses pétales ne se touchent pas, ses feuilles sont plus petites et non dentées dans la moitié inférieure, ses fleurs sont longuement pédonculées. Non cueillons pour faire sentir à ceux qui ne la connaissent pas, l’odeur de coumarine de la Flouve odorante (Anthoxanthum odoratum). Des crucifères banales : la Cardamine hirsute (Cardamine hirsuta) et l’Arabette des dames (Arabidopsis thaliana), deux véroniques : la Véronique de Perse (Veronica persica) et la Véronique petit-chêne (V. chamaedrys). La

La gesse de montagne

première forme une fleur longuement pédonculée à l’aisselle de chaque feuille, tandis que l’autre forme des grappes de fleurs partant latéralement sous le sommet de la tige. Il n’y a que peu de plantes fleuries car il est encore tôt. Neanmoins nous admirons la Gesse des montagnes (Lathyrus linifolius subsp. montanus) et la première orchidée de la saison, l’Orchis mâle (Orchis mascula). Quelques pieds sont fleuris sur le sommet de la butte, la partie la plus exposée au soleil...


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